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Association des Militants de l'Ecologie
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Hamma Bouziane

La cimenterie mise à l’index

 

Le rapport de la commission de wilaya chargée d’enquêter au niveau de la cimenterie de Hamma Bouziane, dans le cadre de la lutte contre la pollution, s’est traduit par des recommandations qui seront notifiées aux responsables de cette entreprise, sous peine de fermeture administrative.

La décision de constituer cette commission mixte (élus et administration) a été prise, rappelons-le, lors de la 3e session ordinaire de l’APW, en date du 2 mars 2005. Une commission composée des présidents des commissions Santé/Environnement, et Agriculture et Hydraulique, auprès de l’APW, des directeurs de l’Environnement, des Services agricoles, de la Santé, de l’Industrie et des Mines ainsi que du président de l’association APNE. Celle-ci s’est déplacée à Hamma Bouziane à deux reprises et a visité les installations et ateliers de la cimenterie. Il ressort, selon le rapport de cette commission dont nous avons une copie, que l’unité a pris un certain nombre de mesures en faveur de la protection de l’environnement en application du contrat de performance signé avec le ministère de l’Environnement, en date du 13 avril 2002, qui a expiré précise-t-on, le 12 janvier 2005 et non renouvelé. Les responsables de la cimenterie avaient déclaré, entre autres, qu’il y a eu mise en place d’un système de management environnemental, l’élaboration et mise en oeuvre partielle d’un plan d’action environnemental et l’installation d’analyseurs.

Comme il a été procédé, selon eux, au changement des électrofiltres par des filtres à manche au niveau du broyeur ciment et la récupération des huiles et graisses. Selon ces responsables les lâchers de poussières dans l’atmosphère sans passage par les électrofiltres seraient dûs à des perturbations fréquentes sur le réseau d’alimentation en énergie électrique (chutes de tension), mais aussi à des coupures dans le réseau d’alimentation en eau industrielle qui sert au refroidissement des gaz avant leur admission dans les électrofiltres et enfin à des problèmes techniques internes. L’attention a été attirée en ce sens, sur le fait que les pollutions par les poussières sont dues aux carrières qui sont au nombre de 4 et situées dans la même zone.

Mais cette même commission a constaté que les lâchers dans l’atmosphère de gaz chargés de poussières de ciment continuent et sont fréquents. Un constat, indique le rapport qui a été appuyé par les déclarations et témoignages des riverains. Ces lâchers dûs, rien qu’aux chutes de tension sont au nombre de 40 et d’une durée qui varie entre 15 mn et 1 heure, entre janvier et octobre 2005. Il a été relevé le manque de moyens de détection et de mesures du taux de poussières dans l’atmosphère ou de l’émission qui doivent être posés et gérés par l’entreprise dans le cadre de l’auto-contrôle. La commission déplore enfin le manque d’études d’impact sur la faune et la flore de la région d’une part et le manque d’études épidémiologiques concernant l’impact sur la santé des habitants de Bekira, Hamma Bouziane et Didouche Mourad, d’autre part. En fin d’enquête, elle recommande à l’entreprise d’accélérer la procédure administrative pour le remplacement des électrofiltres des fours et du filtre à gravier dans les meilleurs délais.

L’installation de doseurs pour quantifier les émissions de poussières et mesurer leur taux dans l’atmosphère. Mettre fin aux lâchers dans l’atmosphère de gaz chargés de poussières de ciment. Enfin, elle souligne que les problèmes de chutes de tension ou du manque d’eau doivent trouver leur solution en coordination avec les services compétents, dans les plus brefs délais. M. S. Boureni  Le Quotidien d'Oran 25/12/2005


Constantine (d’El Khroub )

Un environnement dégradé
La commune d’El Khroub a créé des périmètres sur ses réserves foncières destinées à l’investissement industriel, commercial et artisanal. Ces zones sont conçues pour dynamiser la synergie entre les différents opérateurs et éviter la pollution de l’environnent des zones d’habitation.

C’est ainsi que la zone nord de Oued Hamimim fut créée à la charnière des années 1970. Ce site abrite des usines de construction mécanique et des entreprises du bâtiment et des travaux publics (BTP). Ces dernières ont disparu avec les multiples restructurations de ce secteur. Le développement aidant, le village s’est métamorphosé. C’est ainsi que débuta la multiplication des ateliers de divers métiers (menuiserie, ferronnerie, mécanique générale etc.), dont les activités sont génératrices de nuisances particulièrement bruyantes et salissantes. C’est alors que les pouvoirs ont aménagé une zone à l’effet de permettre aux habitants une certaine quiétude. Même les écuries, qui faisaient la singularité du village d’antan, sont touchées par les mesures d’éloignement des périmètres d’habitat. Néanmoins, l’on constate actuellement une prolifération de toutes les activités nuisibles à l’environnement et pratiquement dans toutes les cités ! Le plus souvent de forts décibels sont émis sans tenir compte du temps (aube ; midi ; soir ; nuit), tandis que les routes et les pavés sont couverts de huiles usagées et autres résidus de métaux et de gravats. Beaucoup de ces « gagne-pain » sont exercés dans l’illégalité et au su des autorités qui excellent par leur laxisme en faisant fi de la réglementation en vigueur, notamment les enquêtes de conformité dites commodo et incommodo. Ce laisser-aller et ce laisser-faire trouvent rarement des citoyens qui contestent les autorisations de création de ces métiers. L’exercice de ce droit est usité paradoxalement contre la création de débits de boissons alcoolisées où parfois l’on remarque un zèle particulier parmi les pétitionnaires ! En revanche, l’on a relevé un mutisme total à l’endroit des mosquées qui ont émis haut et fort des prêches de haine et de mort ! Pourtant certains de ces lieux du culte détruits par les pouvoirs publics durant les années de braises sont reconstruits avec l’aide des habitants, comme ce fut le cas des cités des 1039 et 1013. Ces mêmes résidents se sont soulevés contre l’implantation d’une boulangerie dans cette cité qui est dépourvue de commerces de services utiles ! L’environnement écologique n’est pas en reste. L’on apprend aussi qu’un abattage d’une trentaine d’arbres a eu lieu à El t-(Meridj (ex-Lamblèche) afin d’aménager un lot de terrain à bâtir. El Watan 30/11/2005 Mohamed Daoui