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Association des Militants de l'Ecologie
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L’APNE-CIRTA tire la sonnette d’alarme

Alerte à la dégradation de l’environnement

 

L’état actuel de l’environnement dans la wilaya de Constantine ne pousse pas à l’optimisme si l’on se réfère à un rapport établi en ce début du mois de juin par l’Association pour la Protection de la Nature et de l’Environnement (APNE-CIRTA).

Ce rapport sans concessions du reste abordera le volet des déchets solides dans la wilaya pour signifier que malgré l’existence d’une réglementation spécifique, il n’est observé aucune amélioration.

Et de citer la décharge de la commune de Benbadis qui continue, à son sens, à détériorer l’environnement. L’APNE indique qu’aucune étude, ni réalisation et ce, depuis 1992, n’a réglé l’état hautement dégradé de l’environnement. Le centre d’enfouissement technique de Aïn Smara n’échappera pas non plus au constat de cette association qui relève que celui-ci s’est transformé en brasier, à l’air libre, des déchets ménagers en provenance de la commune de Constantine et constitue un danger permanent pouvant entraîner un incendie de la forêt, située dans le voisinage immédiat de ce centre.

Ensuite, ce sont sur les décharges sauvages que le rapport tente d’attirer l’attention en soulignant que ces dernières continuent à envahir les espaces agricoles urbains et les forêts. Le même rapport cite particulièrement les zones industrielles en relevant que celles-ci ne disposent pas de décharges spécifiques.

Un autre volet sera évoqué par le rapport, celui de la pollution hydrique et en ce sens ce sont les eaux industrielles d’unités fortement polluantes qui sont mises en cause puisque, selon APNE - CIRTA, elles continuent d’empoisonner les eaux de l’oued Rhumel et de Boumerzoug. «Or on sait que ces oueds déversent en aval leurs eaux toxiques dans le lit du barrage de Béni Haroun», souligne le rapport.

Les stations lavage - graissage ne sont pas elles aussi épargnées du fait que, selon l’APNE, elles n’ont toujours pas régularisé leur situation vis-à-vis des rejets qu’il conviendrait d’expertiser à leurs frais de manière périodique.

Le document n’omettra pas, par ailleurs, d’aborder la question de nombreuses cités qui ne disposent pas encore d’un réseau d’évacuation des eaux usées d’autant plus que celles-ci continuent à répandre, soutient-on, maladies et vecteurs (moustiques, rongeurs, etc.) d’autres pathologies.

Dans la même veine, ce sont également les entreprises industrielles publiques et privées qui sont mises à l’index parce qu’elles continuent leur déversement sauvage sans aucun traitement (efficace) des eaux. Sur le chapitre de la pollution de l’atmosphère, l’APNE indique que les agglomérations de la wilaya ont, en général, des concentrations de boue sur la voie publique qui reste mal entretenue. Ces boues par dessèchement, lit-on dans le rapport, passent sous forme de poussières dans l’air auquel il faut ajouter les gaz de combustion d’un parc automobile roulant en très mauvais état. Et de souligner que 60% de ce parc ont plus de vingt ans d’âge. L’APNE évoque également sur le même registre les carrières de granulats qui empoisonnent les agglomérations de Hamma Bouziane, particulièrement la localité de Kef Salah ou encore Bounouara, Ibn Ziad...

M.S.Boureni 

SETIF/Environnement et pollution
 
Chérif Rahmani
«Il faut protéger le littoral»
  • R. Tabakhi (El Acil 09/05/2006)

       «Les entreprises qui engendrent la pollution et dégradent l’environnement ne seront plus autorisées à s’implanter dans le nord du pays et particulièrement le littoral algérien, «a déclaré le ministre de l’Environnement, M. Chérif Rahmani, en visite dans la wilaya de Sétif». Dans une interview à Radio-El-Hidab, capté à Bordj-Bou-Arréridj, M. Chérif Rahmani a cité l’exemple d’ ORASCOM, producteur de ciment, qui a dû s’installer à M’sila alors qu’il préférait Béjaïa, à cause de son port. Le ministre de l’Environnement a indiqué par ailleurs que tous les entreprises doivent maintenant s’équiper de moyens adéquats et modernes pour protéger l’environnement. «Aucune entreprise qui ne se soumettra pas aux nouvelles règles de lutte contre la pollution ne sera autorisée à s’implanter» a-t-il affirmé, appelant les investisseurs à opérer, selon les normes nationales et internationales pour la sauvegarde de l’environnement.

DECHETS TOXIQUES
  La région Est, grande génératrice de pollution

par : Madani R. 

La région Est du pays est considérée comme génératrice numéro «un» de pollution, où le taux de déchets produits par les complexes situés dans cette zone a atteint le seuil de 45% du total national, selon les données du ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement. Deux millions de tonnes de déchets sont stockés sur plusieurs sites à l’échelle nationale, à cela s’ajoute la pollution causée par les déchets urbains, qui constituent actuellement une réelle menace sur la santé publique.Pour faire face au phénomène de la pollution, le gouvernement à mis en place un plan national de gestion des déchets et d’élimination des stocks anarchiques, visant également à impliquer les producteurs dans cette opération d’envergure .Cette politique est renforcé par l’instauration d’une taxe sur la pollution générée qui s’élève à 10 500 DA par tonne de déchets, d’autant plus que l’industrie algérienne rejette annuellement près de 300, 000 tonnes de métaux dangereux dont de l’amiante, des pesticides, des produits pharmaceutiques, le mercure... Un moratoire a été accordé aux producteurs détenteurs de déchets spéciaux dangereux pour se conformer à la loi, ayant pour objectif initial le déstockage des déchets. Cette nouvelle politique adoptée pour faire face à la pollution enregistre aujourd’hui une avancée dans son application, s’appuyant sur la mobilisation totale du ministère de l’Environnement.Dans certaines régions on assiste à l’amélioration des conditions de gestion de déchets notamment à Annaba, Skikda, Sétif, Oran, Blida et Alger, grâce à une stratégie de sensibilisation, du ministère de la tutelle, qui assiste également au lancement effectif des centres d’enfouissement techniques des déchets au niveau de 40 wilayas.

El Acil 07/05/2006

Vers la réhabilitation des forêts 
La capitale veut respirer
Une opération de réhabilitation des bois et forêts est annoncée pour cette année, par le Conservateur par intérim des forêts d’Alger, Hocine Hamadouche.

 
Le programme en question, inscrit au budget de la wilaya, touchera, dans sa première phase, les bois de Bouchaoui et des Cars et la forêt de Beaulieu. « L’accord de principe nous a été donné pour entamer cette opération qui débutera courant cette année », affirme M. Hamadouche. Lequel programme consiste en la réalisation d’aménagements urbains récréatifs et l’installation de commodités et de mobiliers urbains avec réhabilitation des terrain de sport, d’aires et allées de promenade. Les premiers travaux cibleront, aux dires du responsable, la forêt de Bouchaoui, qui connaît une forte fréquentation. Le bois du Paradou est déjà pris en charge par la municipalité en vue de sa réhabilitation, ajoute notre interlocuteur. A cet effet, des propositions pour un financement mixte ont été faites par les concernés : wilaya, autorités sectorielles et direction des forêts pour, mener à terme cette action. Un système de surveillance est par ailleurs prévu par les initiateurs du projet pour veiller à la préservation des lieux des actes de vol ou de dégradation. Le responsable annonce par ailleurs deux autres opérations de recensement et de listing des occupations illicites des terres appartenant au domaine forestier. L’autre action se rapporte aux concessions de terre accordées aux particuliers dans le cadre du décret portant droit d’usage. Un bilan de cette opération sera réalisé. Concernant le foncier forestier, ravagé ces dernières années par des détournements en tous genres, M. Hamadouche se veut rassurant : « Le problème ne se pose plus avec la même acuité comme c’était le cas avant l’année 2000 (...) Hormis quelques occupations illégales et constructions illicites, nous n’avons pas à déplorer ce type d’actes. Et l’existence même de ces constructions illégales ne soustrait pas les assiettes foncières au patrimoine. » Il avoue que, par le passé, il y a eu « des cas » de cessions de terres forestières « sans que nous en soyons informés », précise-t-il. Il donnera pour exemple un cas de cession « illégale » d’assiettes foncières relevant du domaine forestier, au profit d’une coopérative immobilière, située à la lisière des bois du 19 Juin, dans la commune de Raïs Hamidou. « Le dossier est actuellement aux mains de qui de droit pour statuer », conclut-il. Le phénomène est selon ce responsable « contenu ». Le recensement des constructions illicites permettra de dégager la superficie occupée et les impacts qu’ont ces occupations sur le tissu forestier. Les fortes concentrations sont localisées essentiellement au niveau de la forêt Les Palmiers, à Bachedjarrah, la forêt de Beni Merad à Bordj El Kiffan, Ouled Mendil, Draria et autre Bouzaréah. Rappelons qu’Alger ne dispose que de 5000 ha de forêts, avec un taux de recouvrement végétal ne dépassant pas les 7%. Des centaines d’hectares ont été englouties par les incendies durant les dix dernières années. Pour ce qui est des périmètres dégagés pour les besoins des actions de mise en valeur des terres forestières (plantations fruitières ou élevages...), des concessions accordées dans le cadre du droit d’usage, comptabilisant 38 ha environ à l’est d’Alger et une trentaine à l’ouest, des concessions qui vont de 20 à 49 ans, une enquête des services forestiers ciblera les bénéficiaires, assure notre interlocuteur. « Ceux (les bénéficiaires) ne respectant pas le cahier des charges seront dépossédés », menace le conservateur. Des équipes pour effectuer les inspections prévues dans cette opération seraient déjà à l’œuvre. Abordant l’exercice 2005, M. Hamadouche dira que le programme, toujours en cours d’ailleurs, s’était axé essentiellement sur deux grands axes, à savoir le nettoiement et la mise à niveau des bois et forêts ainsi que le reboisement. Pour ce qui est du premier, il indiquera que les travaux ciblent pas moins de 1100 ha. Ces travaux, qui sont en cours, ont pour principal objectif la sécurisation du patrimoine, contre notamment les incendies et rendre accessibles les lieux. Des équipes « régulières » de nettoiement ont, par ailleurs, été mises sur pied pour satisfaire lesdites missions. Pour ce qui est du reboisement, le conservateur soutient que pour l’année écoulée, pas moins de 100 000 plants ont été réalisés mais, ajoute le concerné, « le taux de réussite de l’opération diffère d’un endroit à un autre ». Les 100 ha de terres forestières reboisées à Megtaâ Kheira seraient un succès pour notre interlocuteur, ce n’est toutefois pas le cas des « tentatives » de reboisement des axes autoroutiers qui poseraient, selon lui, des problèmes de faisabilité, d’arrosage, d’accès et autre circulation gênante. L’opération de reverdissement de ces axes est « reprise pour cette année », rassure-t-il. Le volet, ayant trait à la sécurisation des bois et forêts, se résume à la réalisation de clôtures, « celle ceinturant le canton nord de la forêt de Bouchaoui est presque achevée », dira Hamadouche, pour ce qui est des bois s’étendant de cette dernière jusqu’au Club des pins, une consultation aurait été lancée par la direction de la conservation pour la construction d’une clôture « stylée ». L’opération couvrira en outre les forêts du Paradou, de Beaulieu et des Bois des Cars. Les travaux sur ces derniers seraient déjà terminés. Cette action, en plus de la sécurisation des forêts, vise la délimitation des espaces appartenant au domaine forestier. Le programme de réalisation devrait être achevé en 2008, soutient le responsable.   Aziri M.   El Watan 21/01/2006

Lutte contre la désertification

Deux accords signés

Deux accords-cadre de coopération ont été signés, hier, entre le ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement (MATE) et l’Observatoire du Sahara et Sahel (OSS) et entre la Fondation désert du monde (FDM) avec le même observatoire. L’accord-cadre de coopération paraphé entre le ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, Cherif Rahmani et le secrétaire de l’exécutif de l’OSS, Youba Sokona, portera sur le thème de l’observation et de surveillance de la désertification et des plans de lutte y afférents avec des actions de coopération, de formation, d’échanges d’informations et de données scientifiques et d’expertises. Le second accord signé également par Cherif Rahmani, en sa qualité de président de la FDM, et le même responsable de l’OSS porte particulièrement sur la coopération dans les domaines liés à la lute contre la désertification, la valorisation et la promotion des patrimoines culturels, techniques et le savoir-faire des civilisations des peuples des déserts. Dans son intervention, M. Sokona a mis l’accent sur la nécessité de protéger les ressources en eau que partagent plusieurs pays de l’Afrique. Selon lui, les trois aspects, notamment l’économique, le social et l’environnement auquel s’ajoute le volet culturel, ne peuvent être dissociés de la lutte contre la désertification. El-Watan13/12/2005 : R. Bel

 

Environnement à Mila 
Nour Beni Haroun dénonce
En disant tout haut ce que beaucoup pensent tout bas de la détérioration effrénée du patrimoine forestier dans tout le bassin versant du barrage de Beni Haroun, conséquences de préjudiciables et insidieuses opérations de défrichement sur terrain en forte pente entamées il y a quelque temps, l’association Nour Beni Haroun pour la protection de l’environnement, l’aménagement et l’urbanisme, domiciliée à la commune de Grarem Gouga, s’est attiré les foudres de l’administration de tutelle et de certains cercles occultes.
Pourtant de l’avis même des ardents défenseurs de cette association, la question n’était pas tant d’aller fortuitement tailler des croupières aux services concernés que de tirer la sonnette d’alarme sur des cas avérés (photos et illustrations à l’appui) de graves atteintes à l’environnement. « Nous ne voulons en aucune façon nous substituer à l’autorité des pouvoirs publics, mais les dégradations commises à l’endroit de la nature ont atteint des proportions alarmantes qui nous ont mis devant l’unique alternative de monter au créneau, dans le cadre strict de nos attributions », nous dira le président de l’association, docteur Boukazoula Hacène. Pour la petite histoire, Nour Beni Haroun, œuvrant inlassablement pour la promotion de l’environnement, réalisera en cinq années et avec les moyens du bord, trois fontaines publiques que les montagnards ont accueillies avec joie et soulagement. « Nous puisons dans nos propres ressources financières pour achever les projets de partenariat avec l’Union européenne, tandis que les autorités concernées ne nous ont pas octroyé le moindre sou », affirme notre interlocuteur. En effet, en arpentant les dédales sinueux et les sentiers abrupts du maquis nord de Grarem Gouga à la découverte des réalisations inscrites à l’actif de l’association, nous avons constaté de visu que celles-ci sont si gratifiantes qu’elles font effectivement pâlir plus d’un. Pour preuve, dans la région de Aïn Beïda, au lieudit Aïn Ladjnayène, par allusion aux somptueux vergers de l’ère coloniale, dans la commune de Hamala, l’association a réalisé dans le cadre du partenariat euroméditerranéen une fontaine disposant d’un réservoir d’une capacité de 27 000 l d’eau destinée à la consommation et à l’irrigation des vergers situés en contrebas pour un montant de 1,3 million de dinars. Deux autres projets similaires sont concrétisés à Ferdoua (commune de Sidi Merouane) moyennant 82 millions de centimes et Sidi Mezdad, dans la commune de Grarem Gouga pour 65 millions de centimes. Ces opérations, nous précisent-on, sont initiées dans le cadre du partenariat euro-méditerranéen et sous l’égide du Centre de recherches anthropologiques et socioculturelles (CRASC) et sont financées à hauteur de 80% par l’Union européenne. Force est de reconnaître donc que ce n’est pas par hasard que l’UE attribuera des bonus et des encouragements matériels à l’association Nour Beni Haroun, qui se distinguera parmi des centaines d’associations écologiques. L’on nous informe que les militants de cette association sont plus que jamais dans le collimateur de certains responsables locaux qui ont multiplié à leur endroit les tentatives de mises au pas. L’idée partagée, selon laquelle une association parallèle ayant la même vocation, est sur le point de voir le jour, conforte cette opinion. A priori, l’engagement indéfectible et les performances méritoires de Nour Beni Haroun semblent bien déranger certains cercles. El Watan 05/12/2005M. Boumelih

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Education environnementale
Cours de sensibilisation pour nos potaches

Face aux dégradations de plus en plus sérieuses constatées au niveau du cadre de vie et de l’environnement des cités, la direction de l’éducation de la wilaya de Constantine a ordonné, par une note circulaire à tous les chefs d’établissement, d’initier dès la semaine prochaine un cours visant à ouvrir le secteur éducatif sur l’environnement, et, par voie de conséquence, à développer chez les élèves le sens de leurs responsabilités de futurs citoyens vis-à-vis d’un cadre de vie de plus en plus menacé.

D’après une note parvenue aux établissements scolaires, aucun programme précis n’a été imposé, sinon quelques thèmes laissant une marge de manœuvre suffisante pour permettre au corps enseignant d’apporter des réponses en fonction des réalités du terrain et des préoccupations de l’heure. Partant de là, il est clair que les thèmes qui seront abordés devront traiter d’une actualité brûlante. Mais, à l’instar d’autres initiatives du même genre qui ont avorté dans l’œuf, l’erreur serait de verser dans ces cours abstraits vides de toute substance, dont les potaches ont horreur et dont ils se désolidarisent totalement. Et c’est là toute la difficulté de ce challenge que les enseignants doivent relever envers et contre l’enseignement magistral auquel notre système éducatif les a trop bien rodé. A contrario, cette louable initiative pourrait contribuer à réconcilier nos enfants avec leur milieu en faisant d’eux des messagers souriants et zélés à la bonne cause de la préservation d’un environnement menacé par le pire des prédateurs : l’homme lui-même.

El-Watan A.B.  20/11/2005

 
La forêt de Chabord retrouve son cadre idéal

   La forêt de chabord, située à la sortie Ouest de la ville de Khenchela, caractérisée durant de trois longues années par un abandon total et livrée à la merci des jeunes délinquants, retrouve petit à petit son cadre idéal de lieu de rencontres et de loisirs et un espace de repos pour les familles. Sa prise en charge par les autorités locales et son aménagement inscrit dans le cadre du programme quinquennal alloué à la wilaya de Khenchela, font aujourd’hui des lieux un périmètre répondant complètement à l’attente de tous les khenchelis Les infrastructures et les équipements mis en place par l’unité «SAFA» s’inscrivent dans le cadre de l’intensification et de la diversification des activités d’animation, d’éducation et de loisirs. Ce patrimoine forestier, dans le cadre de la poursuite du renforcement des actions en cours de réalisation, vient de bénéficier d’un montant de 300 millions de centimes pour la construction de kiosques et aires de jeux pour les enfants en attendant la réhabilitation de la foret de Moussa-Resttah et Ennasim.

 HAKKAR Samir
Le massif des Aurès où culmine le Djebel Chelia (2308 m), le plus haut sommet de l'Algérie, est la barrière montagneuse qui, prolongeant les hauts plateaux de l'Atlas, marque brutalement sur la face Sud, la zone saharienne et est un élément de l'Atlas saharien du Constantinois.
------En partant d'une altitude moyenne de mille mètres, la plaine saharienne de 100 m au moins est atteinte en 20 km à vol d'oiseaux.
------Ce massif qui a à peu près la forme d'un quadrilatère de 100 km de côté, présente sur sa face Nord-est, une échancrure plate d'une altitude moyenne de 1200 m en forme de cirque ouvert au Nord.
Ce plateau d'une douzaine de kilomètres de profondeur sur une dizaine de largeur, est bordé à l' Ouest par les Monts Chabord (1350 m), Ras Serdoun (1703 m), Tifekress (1722 m), Tissekla (1735 m) ; au sud par le Massif du Djahfa (1719 m) ; à l'Est par le Massif de Chettaia (1455 m).
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ÇáÎÈÑ  ÇáãÕÏÑ: È· ÓÌíÉ
2006-02-23

ÇáäÝÇíÇÊ ÇáÕäÇÚíÉ ÊåÏøÏ ÓßÇä ÈæÇÓãÇÚíá
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L’environnement dans la capitale reste entaché par des scènes récurrentes de tas de déchets ménagers, de stagnations des eaux usées, de sachets devenus partie du décor.
Aujourd’hui, le système de payement des amendes pour des contraventions liées à l’agression de l’environnement s’impose non seulement pour les industriels mais également pour les particuliers. La police de l’environnement existe mais reste "faible" devant l’ampleur du phénomène.

Malgré les efforts que déploient en continu les autorités concernées par le développement de l’environnement, et en dépit des incessants spots publicitaires  diffusés   sur les ondes des chaînes de   télévision et de   radio, l’environnement dans la capitale reste entaché par des scènes récurrentes de tas de déchets ménagers, de   stagnations des eaux usées, de sachets devenus partie du décor. 
Pis encore, des ordures provenant des centres et salles de soins médicaux pour lesquels une réglementation rigoureuse à été promulguée traînent dans les boulevards et ce, sans parler des déchets des chantiers de constructions   qui,  ornent les rues et les quartiers algérois.
On a renforcé les capacités de Netcom quand celle-ci évoquait le manque de moyens comme étant à l’origine de cette situation. Les communes ont de leur part été destinataires de programmes spécifiques dans le cadre d’un travail de synergie entre le ministère de l’Environnement et celui de l’intérieur. Les campagnes de sensibilisation  se succèdent et se ressemblent mais rien ne semble être suffisamment efficace pour rendre à Alger sa blancheur d’antan.
Comme si cela ne suffisait pas, des comportements " intrus " viennent s’ajouter au décor déjà peu reluisant. Le commerce informel  dévore chaque jour une partie de la capitale faisant d’elle un marché à ciel ouvert. Il suffit de passer le soir par la Place des Martyrs, par 1er mai (à proximité de l’hôpital) ou encore du côté d’El Harrach pour se faire une idée sur ce qu’est une pollution environnementale au sens propre du mot.
 La zone devient telle une décharge publique pour les cartons et les sachets de toutes les formes et les dimensions. Un spectacle désolant et des plus inadmissibles…Et si vous vous aventurez à passer le jour, vous vous rendez compte que ce que vous avez vu le soir n’est certainement pas aussi dramatique que ces scènes de sacs de pain déposés à même le sol à proximité d’un avaloir ou de niches à ordures. Du fromage, des yaourts, du poisson et parfois même de la viande et des produits périssables sont déposés là sous un soleil de plomb.
 Le plus étonnant dans tout cela, c’est cette paresse et inconscience dont fait montre le simple citoyen qui n’hésite pas à revenir chaque jour à ces mêmes marchés pour s’approvisionner. Face à ce constat, il serait judicieux de se demander si finalement cette problématique ne découle pas directement d’un manque de civisme flagrant et non pas d’une quelconque mauvaise gestion bien que l’on peut reprocher aux pouvoirs publics l’absence d’une stratégie claire et à long terme à même de faire de la préservation de l’hygiène un souci permanent.
Mais loin des décisions politiques et autres stratégies gouvernementales, il est clair que le rôle du citoyen reste déterminant dans cette question d’avenir. La sursaturation de la capitale y est certainement pour quelque chose dans la prolifération d’une négligence et d’un laisser-aller devenus au fil du temps spontanés mais est-ce suffisant pour justifier l’injustifiable ?
Aujourd’hui, le système de payement des amendes pour des contraventions liées à l’agression de l’environnement s’impose non seulement pour les industriels mais également pour les particuliers. La police de l’environnement existe mais reste "faible" devant l’ampleur du phénomène. L’obligation de payer une amende pour le jet des poubelles en dehors des heures fixées par Netcom, la non réparation d’une conduite des eaux usées individuelle, le  jet d’une bouteille en plastique ou d’une canette de boisson de la fenêtre d’une voiture, pourrait bien être hautement dissuasif. On se rappelle d’ailleurs de l’effet qu’a eu la décision du retrait du permis sur le trafic routier…alors pourquoi ne pas faire pareil pour l’environnement ?